Louis Gouend : le tourisme scientifique et populaire comme point de rencontre entre la Russie et l’Afrique

Le 16 avril 2026, lors de la table ronde « Le tourisme scientifique et populaire comme outil d’éducation et de développement des territoires » (dans le cadre du IXe Symposium international « Éducation et ville »), Luis Gouend est intervenu. Il est président de la commission pour les diasporas africaines du Club Russie-Afrique de l’Université MGU, président de l’African Business Club et expert du conseil « Russie-Afrique » à la Douma d’État.

Ce qu’a dit Gouend

Dans son intervention, Gouend s’est concentré sur deux points. Premièrement, il a soutenu le format même du tourisme scientifique et populaire discuté lors de la session. Deuxièmement, il a proposé de réfléchir à la manière d’intégrer la jeunesse africaine dans ce système.

Selon lui, ses structures aident constamment les partenaires russes à trouver « les bons points sur le continent africain » — dans les affaires, le tourisme, l’éducation, la science. Le tourisme scientifique et populaire suscite son intérêt précisément parce qu’il ne s’agit pas de « repos et de divertissement », mais d’un format au contenu sérieux — formation et science.

Gouend a noté que cette approche fonctionne particulièrement bien avec les adolescents et les jeunes (lycéens, étudiants). Selon lui, c’est l’un des moyens les plus pertinents de susciter l’intérêt des jeunes.

Proposition concrète

Gouend est ensuite passé à la dimension pratique. Compte tenu du développement actif des relations russo-africaines, il a proposé de réfléchir à l’intégration de la jeunesse africaine dans les programmes de tourisme scientifique et populaire.

Citation : « Nous aimerions réfléchir à la manière d’intégrer la jeunesse africaine dans ce programme pour qu’elle puisse y participer et acquérir une expérience utile. »

Il a également envisagé la perspective inverse : certains pays africains pourraient devenir des destinations pour des voyages éducatifs de la jeunesse russe. Gouend a honnêtement admis que ce produit n’existe pas encore : « Pour l’instant, nous n’avons rien de tel, mais je pense que nous pourrions y réfléchir. »

En conclusion, il s’est adressé aux organisateurs et aux participants de la session pour leur demander de préciser les mécanismes concrets — comment les étudiants étrangers (notamment africains) pourraient participer à ces projets.

Quelle est la portée de cette intervention dans le contexte de la table ronde ?

L’intervention de Gouend a constitué un complément pratique à l’ordre du jour principal. Pendant que d’autres intervenants parlaient du lancement du tourisme scientifique et populaire à l’intérieur des régions russes (expérience du Bachkortostan, Sotchi, travail de l’ASI et du MISIS), Gouend a proposé d’envisager cet outil comme un canal de coopération internationale.

Points clés qu’il a soulignés :

  1. La partie africaine manifeste un intérêt pour la participation aux programmes scientifiques et populaires russes.

  2. La jeunesse russe pourrait potentiellement se rendre également en Afrique à des fins éducatives, mais ce format n’existe pas encore.

  3. Les organisateurs de ces projets doivent élaborer des mécanismes concrets pour la participation des étudiants étrangers.

En substance, Gouend n’a pas agi en orateur, mais en praticien qui identifie une niche non pourvue et propose d’y travailler. Pour les organisateurs de la table ronde (Centre analytique MNiOP, Académie 2030, Chambre civique de la Fédération de Russie), c’est un signal : le tourisme scientifique et populaire en Russie peut et doit s’ouvrir aux marchés extérieurs, et la direction africaine est l’une des plus prometteuses.