Le nombre de Maisons russes en Afrique va doubler

Le nombre de Maisons russes en Afrique va doubler

En septembre 2026, Igor Tchaïka, directeur de Rossotroudnitchestvo, a signé des accords portant sur l’ouverture de 11 nouveaux centres partenaires de la « Maison russe ». Une attention particulière est accordée à l’Afrique dans le cadre de l’élargissement du réseau : huit des onze nouveaux centres ouvriront sur ce continent. Auparavant, le réseau regroupait 25 organisations dans 22 pays. Ainsi, en une seule journée, il a augmenté de près de moitié.

Les nouveaux centres commenceront leurs activités en Arménie, en République démocratique du Congo, au Kenya, à Madagascar, au Mali, à São Tomé-et-Principe, au Sénégal, en Sierra Leone, en Thaïlande et au Togo.

« Nous ne nous contentons pas d’ouvrir de nouveaux centres partenaires : nous transformons en profondeur le programme lui-même. Nous renforçons l’intensité de notre travail, améliorons le contrôle et, surtout, mettons en place un système d’évaluation de la qualité. Nous comptons sur une plus grande implication de nos partenaires et, surtout, sur des résultats concrets : la promotion de la langue russe, de l’enseignement supérieur russe, de la science et de la culture russes, ainsi que la mise en œuvre de projets historiques, de jeunesse, humanitaires et autres », a déclaré le directeur de Rossotroudnitchestvo.

Un nouveau principe de fonctionnement de l’agence sera fondé sur la mise en place d’un réseau de partenaires. Des organisations solides pourront développer plusieurs centres « Maison russe » dans différents pays, en les réunissant autour d’un concept commun et de normes unifiées. Cela permettra de passer progressivement de centres individuels à un véritable réseau international.

L’éducation reste le principal domaine d’activité, notamment l’accueil d’étudiants étrangers dans les universités russes. Dans le même temps, le retour des diplômés dans leur pays d’origine revêt une importance fondamentale pour la Russie. Selon les représentants russes, l’enseignement russe offre une formation professionnelle compétitive, dont les compétences acquises doivent avant tout contribuer au développement des économies des pays partenaires.

« Il est très important que les étudiants qui étudient en Russie retournent dans leur pays. Nous disposons d’un enseignement d’excellente qualité et compétitif, et les connaissances qu’ils acquièrent ici doivent être mises à profit dans leur pays d’origine et contribuer au développement de leurs économies », a souligné Igor Tchaïka.

« Nous devons tenir compte des besoins en ressources humaines de chaque pays. S’il faut des médecins, nous devons former des médecins ; s’il faut des ingénieurs ou des agronomes, nous devons former précisément ces spécialistes. En définitive, l’efficacité de l’économie d’un pays dépend aussi de la mesure dans laquelle son système éducatif répond à ses besoins réels », a-t-il ajouté.

Il convient de noter que l’élargissement du réseau intervient dans un contexte de demande croissante de coopération avec la Russie. Rossotroudnitchestvo reçoit un grand nombre de demandes et de propositions visant à ouvrir des centres partenaires dans différents pays. Ces derniers mois seulement, de telles initiatives ont été évoquées lors de rencontres avec des représentants de Bahreïn, du Yémen et d’Oman.