Le 6 mars, à la veille de la Journée internationale de la femme, la diaspora camerounaise (Diaspocam) et l’« African Business Club » ont organisé une conférence en ligne spéciale intitulée « Comment réussir en Russie quand on est femme ». Cet événement, qui a rassemblé des dizaines de participantes venues de différentes régions du pays, était consacré aux problèmes d’adaptation, aux perspectives de carrière, à la santé et à la sécurité spirituelle des femmes africaines vivant en Fédération de Russie.
La rencontre a été ouverte et animée par Louis Gouend, spécialiste des communications d’affaires entre la Russie et l’Afrique, président de l’African Business Club, expert du Conseil de coopération « Russie – Afrique » auprès de la Douma d’État, président de la commission pour le travail avec les diasporas africaines du Club russo-africain de l’Université d’État Lomonossov de Moscou et président de la diaspora camerounaise en Russie.
Louis a chaleureusement accueilli les participantes, félicité toutes les femmes à l’occasion de la Journée internationale de la femme, et leur a souhaité une excellente santé, de la sagesse, de la prudence et de nouvelles réussites. Il a souligné que l’objectif principal de la conférence était de créer un espace de confiance où chaque femme pourrait trouver du soutien et des réponses à ses questions les plus intimes.
L’accent clé de la conférence a été l’approche multidisciplinaire : les organisateurs ont invité des experts de différents domaines afin de couvrir tout l’éventail des questions féminines.
Adaptation et législation
Alina Andrukh, directrice du département international, est intervenue sur le thème « L’adaptation globale des citoyens étrangers en Russie ». Elle a analysé en détail les parcours éducatifs pour les femmes, les possibilités d’emploi et les nouvelles réalités législatives que les étrangères doivent prendre en compte pour construire leur carrière en Russie. L’intervenante a mis un accent particulier sur la manière d’éviter les situations désagréables, de respecter les lois russes et de défendre ses droits.
Santé sans barrières et centres d’aide
L’une des interventions les plus attendues était celle d’Ekaterina Glok, sage-femme. Dans son exposé intitulé « La santé de la femme africaine en Russie », elle a abordé des sujets délicats liés à la santé reproductive et sexuelle. L’experte a donné des conseils pratiques sur la façon de surmonter la barrière de la langue et la timidité lors d’une consultation chez le gynécologue, et a expliqué les particularités du système de santé russe pour les patientes étrangères.
Ekaterina a rappelé aux jeunes femmes l’importance des examens médicaux réguliers : consulter un médecin au moins une fois par an est nécessaire même en l’absence de plainte. Elle a également informé les participantes de l’existence de centres d’aide pour les femmes et les mères célibataires, où l’on peut se tourner en cas de situation de vie difficile. En outre, l’intervenante a annoncé ses prochaines missions au Cameroun, prévues pour le mois de mai de cette année, et a prodigué de nombreux conseils pratiques pour préserver la santé féminine.
Défis sociaux et culturels : mise en garde contre les dangers
Un ensemble important de questions concernant la sécurité et la maternité consciente a été abordé par Mme Zima épouse Ndong Toung Celestine Charlotte, conseillère culturelle de l’Ambassade du Cameroun. Elle a mené une conversation franche au cours de laquelle elle a mis en garde les jeunes filles contre les fraudeurs et les personnes malintentionnées proposant des conditions de travail attractives, derrière lesquelles se cachent souvent des gains déshonnêtes et des situations dangereuses.
La conseillère a rappelé que pour celles qui sont venues en Russie pour étudier, l’éducation doit rester la priorité absolue. Elle a exhorté les étudiantes à faire preuve de vigilance, à ne pas céder à des propositions douteuses et à reporter les questions de grossesse et de fondation d’une famille à plus tard, après la fin de leurs études. Elle a également abordé les aspects juridiques et moraux des grossesses non désirées, appelant les jeunes femmes à une planification de vie réfléchie.
Indépendance économique et opportunités de revenus
Luciana Tchami, membre du bureau exécutif de Diaspocam, a présenté un rapport intitulé « Capacités féminines : métiers et petits boulots pour les femmes en Russie ». Elle a cité des exemples de stratégies réussies pour gagner de l’argent et bâtir une carrière dans les conditions du marché du travail russe, accessibles aux étudiantes étrangères et aux jeunes spécialistes.
L’intervenante a détaillé des pistes de travail concrètes : les jeunes femmes peuvent suivre des formations courtes et travailler dans des salons de beauté (manucure, pédicure), de nombreux cafés et restaurants proposent des petits boulots pratiques. Luciana a également mentionné des sites spécialisés offrant des conditions attractives pour les candidats et les possibilités de travail à distance : devenir freelance et aider à des tâches sur Internet, dans des boutiques en ligne et d’autres domaines.
Soutien spirituel : rappel de la valeur de la femme
Le pasteur Gustave Mbeng, responsable caritatif de Diaspocam, a clôturé la conférence. Son intervention a porté sur les droits des femmes et le réveil spirituel. Le pasteur a rappelé aux participantes que la femme est la dernière et la plus parfaite création de Dieu, accomplie à tous les paramètres de l’univers. Il a souligné que la femme est plus belle et plus harmonieuse que l’homme, et a appelé les jeunes filles à prendre soin d’elles, à ne pas s’éloigner de Dieu, afin d’avoir moins de difficultés et de questions dans la vie.
Le pasteur Gustave a accordé une attention particulière au thème de la préservation de la vie. Il a pris position contre l’avortement, rappelant que tout enfant est une création de Dieu et que, aux yeux du Très-Haut, la notion d’avortement n’existe pas. Si une grossesse survient, il est important de préserver la vie de l’enfant et de s’en remettre à la providence divine.
Organisation technique et modération
La traduction et la coordination de la conférence ont été assurées par Inès Zengue Abeng, présidente de l’Association des étudiants internationalistes « Russie-Afrique », et Belle‑grâce Euphrasie, doyenne, qui ont joué le rôle d’interprètes pour l’événement.
Clôture et projets futurs
Pour conclure la soirée, Louis Gouend a remercié tous les participants à l’événement, les intervenants et les orateurs pour l’atmosphère chaleureuse et de confiance. Il a de nouveau félicité toutes les femmes à l’occasion de la Journée internationale de la femme, en leur souhaitant bonheur, amour, réussite et la grâce de Dieu.
La conférence s’est déroulée sous forme de dialogue ouvert sur la plateforme « Yandex.Telemost », ce qui a permis aux jeunes femmes de différentes régions de Russie de poser des questions en direct aux intervenants et de recevoir un soutien moral.
À l’issue de la rencontre, les organisateurs ont décidé d’organiser ce type d’événements de manière régulière. Ils prévoient de mettre en place une série de rencontres non seulement pour les femmes, mais aussi pour tous les étrangers vivant en Russie. Les thèmes des futures conférences viseront l’éducation, des discussions ouvertes et le débat sur des questions importantes pour les Africains en Russie : connaître ses droits, savoir éviter les situations désagréables, adopter le bon comportement dans des circonstances de vie difficiles et préserver son identité culturelle et spirituelle.










